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Samedi 13 octobre 2007
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Dimanche 7 octobre 2007


C'est triste et beau à la fois. Un groupe que l'on attendait depuis des années au Castell Embruixat passe enfin par notre petit village de St Hippolyte, à deux rues de chez moi. Manque de chance, ils seront peut-être le dernier groupe que l'on  aura le plaisir de voir dans notre petit "chateau hanté"...

The National, Sharko, Eiffel, Luke, Minor Majority, Cali, Violent Femmes, Louise Attaque, Peter Von Poehl, Les Wampas,... L'association Multiprises s'est démerdée pour faire venir tous ces groupes, et aujourd'hui ça n'a plus l'air d'intéresser les gens. J'ai vu dans cette salle mes plus beaux concerts, et voilà que tout se termine...

Deportivo mérite tout de même le détour, ils sortent un album en octobre, et leur son (comparable à celui de Luke, ... La puissance est carrément autre, luke à côté c'est des... Non. C'est méchant de comparer. Voici leur myspace.
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Vendredi 5 octobre 2007
Je prend deux mois.



La scène que l'on voit au-dessus, c'est comme un cliché de ce que j'ai à l'intérieur. Une espèce de troupe de personnes, chacune d'entre-elles représentant les valeurs que j'affectionne et qui me font vivre (bien ou mal). Remarquez que tout le monde a l'air de chercher quelque chose... C'est le bordel.

Mon rôle : recadrer la troupe pour que tout soit dans l'ordre. Que l'équilibre soit établi, que l'harmonie soit le maître mot de mon petit corps physique et psychologique. Maitriser un groupe. Demander à la pitié de fermer sa gueule et d'aller se pendre, conseiller la confiance pour qu'elle comprenne que le temps passe vite, et que les choses ne se font pas toute seules... Demander à la peur de se raisonner le plus possible.

Je prend deux mois pour que mon projet se concrétise. Un nouveau départ, un voyage... M'installer ailleurs, me démerder - seule ou accompagnée - pour trouver le moyen de partir. Je ne vis plus ici. Je vis quand je suis ailleurs... J'ai donc vingt ans, j'ai passé du temps à chercher une motivation, un emploi, le "pourquoi je reste ici, et qu'est-ce que j'y ferai..?"

Aujourd'hui, je me résoud à répondre à la question "comment partir?". Le reste, aux chiottes. L'amour attendra, partira avec moi (qui sait?), ou m'abandonnera... Dans tous les cas, moi, je ne m'abandonne pas.
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Dimanche 30 septembre 2007

Laissez-moi rêver que j'ai dix ans... 

Cet air-là me reste en tête depuis ce matin. Je suis un peu triste. Les anniversaires ne sont jamais très joyeux chez moi. Comme je l'ai déjà écrit par ici, si je suis très heureuse c'est bien pour le concert d'Eiffel ce soir... Tous les messages que je reçois depuis ce matin me font plaisir,...  Il manque cependant toujours des choses, des personnes... Alors je compense avec la musique. Aujourd'hui, pas question qu'on me dise qu'elle est de trop ou que le son est trop fort. C'est ma petite source de bonheur. Pourvu que la déception soit masquée ce soir...

Si tu m'crois pas...
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Jeudi 27 septembre 2007
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Eiffel, donc!

Ce groupe que l'on a découvert à la maison avec ce gigantesque morceau "Douce adolescence", passé en boucle parce que le refrain sonnait bien, et que surtout les paroles de ce dernier sont assez marrantes... C'était au moment de la sortie de l'album "Le 1/4 d'heure des ahuris". On n'avait pas encore compris l'ampleur de la chose.

Mon frangin avait assisté au concert de Nada Surf à Perpignan, année 2002. Première partie : Eiffel.

Tout a commencé cette année-là. Découverte de l'album "Abricotine", sublime recueil de mélodies tendres de textes coquins (entre autres) mais toujours très bien tournés. J'appelle ça de la "poésie sans rime." J'appelle ça une pure merveille. Le 1/4 d'heure des ahuris était bien moins subtil... Grosses guitares, textes toujours un peu vagues mais nettement moins tendres, ... Du vrai bon son, du rock français comme on aime. J'étais restée bloquée sur Abricotine.

2006 : Romain Humeau, chanteur du groupe, se lance dans un projet que l'on n'attendait pas vraiment. La réalisation d'un album solo. Le plus bel album qu'il m'ait été donné d'entendre à ce jour. J'aime cet album plus que n'importe quel autre...
"Le long de leurs échines
Il y a en a des batailles
Et bien des frissons
S'y laissent mourir
Et tout le long de leurs échines
C'est aussi des murailles
Par delà lesquelles
Tout est avenir"

[Leurs échines]

Aujourd'hui, après la sortie de leur album Tandoori (un véritable bijou), le groupe est forcé d'arrêter. Leur maison de disque les a lachés en pleine tournée,... Ils finissent donc cette tournée, et arrêtent. C'est très décevant de voir à quel point la musique est devenue une histoire de fric. C'est même honteux... Espérons tout de même que Romain Humeau continuera à nous faire vibrer avec des nouveaux textes, des collaborations... des petits quelque choses qui puissent nous rapeller que le talent, la musique ne peux pas se laisser mourir si facilement...

En attendant l'arrêt du groupe, on pourra encore profiter de leur talent dimanche soir au Castell...
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Mardi 25 septembre 2007
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J'approche du jour fatidique. Celui que tant de gens ont attendus durant des années... Ce jour qu'on marquerait par une crochet ouvert vers l'avenir si on avait une bande chronologique à dessiner pour raconter sa vie. Ce jour que certainement beaucoup s'imaginent exceptionnel parce que particulier, on s'en fait tout un plat parce que c'est tout d'abord un anniversaire, et surtout parce qu'il marque la fin des "dix-...". La nouvelle décénie arrive. C'est sensé être la plus "jeune", celle où on s'amuse, où, après avoir construit les fondations de sa vie, on construit les murs. Ce qui est visible. La dizaine d'années où l'on est en âge de faire des enfants, voire de se marier. Bref. L'avenir quoi. Je suis du genre à espérer tellement de belles choses que tout me parait fade. On apelle ça la "déception". Et pourtant, ce jour là, je sais qu'il sera merveilleux... C'est une conviction. C'est comme une sorte de "vérité générale" comme on dit en troisième au collège. La lune tourne autour de la Terre, je serai heureuse dimanche soir.

EIFFEL, mon groupe de rock préféré, se produira dimanche 30 septembre (jour de mon anniversaire) en concert à deux rues de chez moi, au Castell Embruixat à St Hippolyte, mon petit village bien-aimé.
Voilà pourquoi je suis persuadée d'être heureuse ce jour-là.
Et sous alcool.
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Mardi 25 septembre 2007

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Cleeshay!” diraient nos amis américains. Oui, c’est cliché. Je me retrouve avec cette chanson comme une petite fille qui rêve que l’homme de sa vie vienne la chercher. Bah, aujourd’hui je rêve aussi qu’il vienne, mais le plus tard possible ! Rien ne presse. C’est fou ce que je peux adorer ce que j’espère ne jamais devenir. Ces chansons d’amour remplies de « you & me », ce romantisme à deux francs cinquante qu’on trouve dans les vieilles chansons de jazz… Blossom Dearie était très forte pour ça. (Pardon. Elle n’est pas morte, mais ça ne saurait tarder.) Elle aurait pu chanter pour Walt Disney...
 
 

On n’a vraiment pas de mal à se l’imaginer dans un jardin, contre une fontaine, la tête inclinée, le regard perdu et murmurant ces paroles…

 
 
I don’t know why, but I’m feeling so sad… Loverman, where can you be? The night is cold, and I’m so all alone…
 

 

 

Chet Baker était aussi très fort avec ses “I fall in love too easily,… I fall in love too fast…” C’est beau. Terriblement cucul, mais beau.

Si vous connaissez des artistes de la même trempe... N'hésitez pas à me communiquer leur nom. Je n'en connais pas beaucoup, mais ces deux-là m'ont pas mal marqué.

http://www.dailymotion.com/video/xxm9p_chet-baker-almost-blue_music

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Dimanche 23 septembre 2007

Livre---plage--5-.JPG


Comme les choses sont simples… J’atteins environ la moitié du livre « Bel-Ami » de Maupassant, le vent rafraîchit l’air, la mer est calme, le ciel est bleu-gris… mais aujourd’hui je n’ai pas besoin de le regarder pour m’évader. Cocorosie aide beaucoup.
 
Et il y a ce livre que j’ai trouvé en poche à deux euros à Lorient cet été, dans une de ces librairies « démontables » qui fleurissaient dans les rues ce jour-là, en plein festival Interceltique. Ce livre n’a rien à voir avec la Bretagne, mais je voyage dans ma tête quand je l’ai dans mes mains. C’est un livre qui avait déjà été lu par des élèves, il y a des commentaires plutôt comiques sur le texte dans les marges de certaines pages. Ça me plait de récupérer ces notes… C’est comme si je volais des moments vécus, des émotions… Une sorte de partage non voulu et indirect que j’aime à trouver dans les livres. Il y a certaines traces que je n’aime pas trouver : des dédicaces, des mots gentils… Je ne comprends pas qu’on puisse se débarrasser d’un livre offert. J’avais acheté d’occasion ce livre du Petit Prince, avant de trouver ce mot en première page :
 
À mon fils Florian à qui j’offre ce livre avec tout mon amour.
Maman.
 
Le Petit Prince offert à un enfant par sa mère ne devrait pas être oublié, jeté ou donné. La couverture de mon livre est très abîmée. J’adore tordre les livres dans tous les sens, les plier, les tâcher, les rouler,… comme pour donner la preuve que j’ai bien lu ce livre, comme pour se rappeler plus tard que j’avais adoré ce qu’il y a à l’intérieur. Une façon aussi de me l’approprier. C’est moi qui ai fait ces courbures. C’est moi qui ai donné au livre une partie de son âme. Je vieilli cet objet sans remords. Parce que j’ai l’impression qu’il n’y a rien de plus triste qu’un livre neuf. Les couvertures lisses des livres rangés en grande surface ont un aspect neutre, fade. J’ai beaucoup de mal à acheter un livre dans ces endroits-là. Un vieil ordinateur, c’est laid, c’est démodé. Un vieux livre, c’est magnifique, ça sent le papier caressé mille fois, ça a l’air précieux parce qu’on sait qu’il est unique, qu’une note laissée à la dernière page lui donne une valeur inestimable, et que l’écriture manuscrite qui précise le nom de son ancien propriétaire indique que c’est un objet qui a une vie antérieure à la sienne.
 
Quant au texte… avant de pouvoir vous en parler, il me reste encore des mots à corner et des paragraphes à respirer…
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Samedi 22 septembre 2007
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Envie de partager? Allez. C'est reparti dans un énième blog,... qu'est-ce que je hais faire ça... Mais je n'arrive pas à m'en passer. J'ai envie de créer, partager, même si les autres n'en ont rien à fouttre. Même si je n'arrive pas à tenir plus d'une phrase sans perdre le fil.

Je me présente, Carole, 20 ans dans une semaine, je réside tout près de Perpignan depuis toujours, j'ai une passion qui est la musique, grande amoureuse de ce que peux donner un artiste sur une scène,... Pour faire court, je pense être une droguée des concerts, une sorte de mélomane.

J'imagine que je suis une grande romantique. Parce que j'aime la littérature qui fait rêver. Autant que celle qui est réaliste. Parce que les vieilles clefs me donnent plus de frissons qu'un digicode. Parce que les pages griffonnées d'un cahier me font plus d'effet qu'un moniteur. Parce que Chet Baker, Romain Humeau ou Yann Tiersen sont les artistes que j'admire le plus. Parce que je crois qu'un regard échangé avec un inconnu donne plus de confiance qu'un dialogue sans fond. Et surtout parce que j'attache beaucoup d'importance à tout ça. La mélancolie, la nostalgie du passé, le pourquoi du comment tout ça est-il possible? Je m'intéresse aussi pas mal aux symboles. Dois-je mettre ce fait dans la catégorie "romantique"?

Je suis une personne réservée. Je suis donc souvent seule. Quand on est seul, on n'a pas constemment à se prouver qu'on existe. Il y a quelques mois, je n'aurais pas pu cracher cette phrase. Aujourd'hui, je n'ai plus peur de le dire : être seul, c'est le pied, tant qu'on sait que quelqu'un est là si besoin est. La solitude est passée dans la colonne positive de mon tableau de valeurs importantes. Et c'est tant mieux.

J'ai une féroce envie de voyager. Qu'est-ce que je fais encore ici? Aucune idée. Je suis dans une sorte de phase de préparation d'un départ qui est imminent. Mon pied à terre est Perpignan, et je me sens capable de couper mes racines (déjà très fragiles) pour partir dans le Nord. De la France, de L'Europe, ... qui sait.

Qui sait si ce blog tiendra le coup...
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